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Et maintenant ? (après le NON français)

Une analyse de Pascal Lamy, Président de l’association Notre Europe

vendredi 1er juillet 2005, par Pascal Lamy, Président de l’association Notre Europe, Président de l’OMC

Quel est donc le sens, pour la construction européenne du non français : « pas assez populaire », « pas assez protectrice » ?

Dans le non français du 29 mai difficile de démêler le message domestique du message européen. Et pourtant, il faut s’y essayer pour que cet événement majeur crée autre chose que l’interrogation, le trouble, la déception ou le dépit chez les partenaires européens de la France.

Quel est donc le sens, pour la construction européenne du » non français » ?. Je dirais : « pas assez populaire » ; « pas assez protectrice ». Le premier signal peut être compris par les autres opinions européennes d’autant plus facilement qu’elles le partagent pour beaucoup. Et les conséquences à en tirer autour de la table du Conseil Européen, au Parlement européen ou à la Commission sont nombreuses dans les priorités de l’action de l’union comme dans les attitudes des responsables politiques. Des résultats tangibles. De l’écoute, de l’empathie. Moins de distance.

Le second signal est plus problématique, car il concerne le profil du « bon » modèle économique et social dans la globalisation. Les français voudraient un modèle européen à l’image du leur. Mais ce modèle français n’a guère d’attraits pour les autres. Le temps du compromis sur ce sujet fondamental sera long. Mais, pour le construire, il faut ouvrir le débat, lucidement, avec détermination. On ne fait pas l’Europe dans un seul pays.

Notre Europe prendra sa part de travail pour élaborer ces réponses. En attendant, les autres démocraties européennes doivent aussi s’exprimer. Tous les Etats membres ont droit au débat. Et souhaitons que le seuil des 4/5 des ratifications soit atteint. Alors, conformément au texte de la déclaration 30 annexée au Traité, le Conseil Européen a pris rendez-vous en novembre 2006 pour décider d’enterrer, ou de prolonger, les ambitions du projet de Traité constitutionnel. Pascal Lamy, Président de l’association Notre Europe.


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